dimanche 11 novembre 2018

Au cœur du programme de l’Alliance pour la Cito

Lors du congrès du 30 octobre 2018, le discours-programme prononcé par le Président Abdoul MBAYE prouve que le parti de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) et son président accordent une importance capitale aux valeurs : valeurs de solidarité, d’intégrité, d’éthique, de discipline et de considération aux Sénégalais. Ce n’est pas pour rien que le parti et son président les considèrent comme étant d’une importance stratégique car aujourd’hui les organisations publiques ou privées, dans le sillage du nouveau management public, mettent en place des chartes de valeurs, des chartes d’éthiques, d’intégrité et de transparence affichées dans les locaux de travail, largement diffusées pour permettre leur appropriation, ces documents étant parfois contresignés par les employés, les nouvelles recrues, etc. On le sait maintenant : c’est au sommet de donner de la voix, « Tone at The Top », comme on dit. En revisitant ce discours-programme, on est frappé par la foi qui se dégage de son contenu: foi en l’amour comme socle de solidarité, foi aux Sénégalais et à une action politique et publique vertueuse et éthique.

1. Des valeurs de solidarité, d’amour de soi et des autres

Un des grands problèmes du leadership, transformationnel en tout cas, c’est l’existence de leaders sincères, éthiques et justes, capables de coacher par compassion, de faire la différence entre s’aimer soi-même et aimer les autres : le peuple, le Sénégalais moyen, voire le Sénégalais tout court. Et l’on continue de rêver encore de ce leader-coach qui nous dira « allons-y », ensemble, vous les artisans, les travailleurs, les gens du cuir, de la confection, des groupements, les élites talentueuses, les artistes, etc., de ce leader qui préfère NOUS à MOI, à JE, à la famille et clans de transhumants, courtisans, de lobbies, etc. C’est parce que l’ACT y croit que son président incontestablement remettra en cause ces vieux paradigmes pour opérer les ruptures nécessaires avec une logique du développement encore ancrée fortement dans certaines mentalités : un développement par le haut, Top Down, comme on dit aujourd’hui, avec des institutions centralisées, lourdes, redondantes, des duplications, coûteuses, etc.

En fait, les valeurs sont le socle de toute nouvelle gouvernance, de toute réforme, de toute transformation durable contre les résistances des lobbies et de ceux qui n’ont pas intérêt au changement pour des réformes promises et jamais concrétisées. Aussi, le Président Abdoul Mbaye inscrit-il dans la trajectoire du parti et dans le programme de l’ACT le modèle des 4A, 4 amours à cultiver et à entretenir pour aimer le sénégal et les sénégalais :

  • - « L’amour de la patrie, qui nous fait placer nos intérêts au-dessus de tout autre intérêt.
  • - L’amour des lois, qui nous les fait respecter, qu’elles nous soient favorables ou pas, pourvu qu’elles soient justes et égales pour tous.
  • - L’amour du travail, qui nous mène tous à l’excellence et à la prospérité.
  • - L’amour de ses semblables, qui nous fait détester ce qui les avilit et aimer tout ce qui les grandit. Les antivaleurs avilissent, les valeurs grandissent ».

Dès lors le programme de l’ACT invite à la citoyenneté, au travail, au patriotisme civique et économique, à oser le Sénégal d’abord, à réinventer une pensée endogène mais ouverte qui remet en cause la démarche traditionnelle de management des affaires publiques et de gestion économique. Il invite à des valeurs d’adhésion pour reconstruire un cycle endogène de transformation structurelle de l’économie fondée sur une mobilisation d’innovateurs et de créateurs de richesse au niveau des secteurs « artisanat-semi-manufacture, manufacture et industrie ». Ce sont là aussi des valeurs de courage, car pour y arriver il faut oser arbitrer des intérêts variés en osant oser parier sur la primauté et

Davantage qu’un programme, Abdoul Mbaye a prése

Davantage qu’un programme, Abdoul Mbaye a présenté un projet de société pour le Sénégal à reconstruire Quand émerge un nouveau programme, le risque est grand qu’on fasse dire à quelqu’un ce qu’il n’a pas dit, qu’on omette ce qu’il a déjà dit comme ce fameux paradigme « des gens aptes à réaliser leurs rêves. » Pour certains, c’est aussi le temps d’enrichir leurs slogans ou de s’en approprier. Comment peut-on méconnaitre que la vision décrite par le président Abdoul Mbaye consacre une nouvelle action économique et un pari sur l’accroissement des capacités des sénégalais que les politiques publiques antérieures ont marginalisées et transformées en « petites gens » condamnées à subir, à approuver, à applaudir, à transhumer ? Du Top down, tous azimuts !

Pour l’ACT et son président, il s’agit de concrétiser des stratégies destinées à mobiliser les citoyens et à tirer profit de leurs talents : les groupements féminins, les entrepreneurs, les créateurs de richesses et de pensées, les artisans, les mécaniciens, les ferrailleurs, transporteurs, les tailleurs et spécialistes de la confection, les cordonniers et la maroquinerie, les artistes, les bijoutiers et orfèvres et les agriculteurs, les médiats, etc. L’impératif majeur n’est-il pas alors de leur permettre de réaliser leurs rêves, « leurs propres plans » ? Indubitablement, c’est le sens de ces credo de l’ACT et des options clairement exprimées lors du discours-programme:

  • « L’argent du Sénégal dans les collectivités locales, les terroirs et les banlieues, au profit des populations à la base », de Dakar vers l’intérieur.
  • Une nouvelle vision de la décentralisation à la fois de nature institutionnelle et économique avec les pôles-régions, une Casamance réincarnation l’idéal d’une vraie décentralisation, la connexion du sénégal par le rail, etc.
  • La primauté de la stratégie de substitution aux importations comme réponse à donner à notre première priorité que représente l’éradication de la faim et le recul rapide de l’extrême pauvreté, et comme levier de développement de la semi-manufacture et des manufactures.
  • Le patriotisme économique avec les crédos « Le Sénégalais d’abord », « la défense du sénégal basée sur le respect des intérêts réciproques en matière d’accord de pêche, de ressources naturelles, le rôle incontournable du secteur privé sénégalais, etc….
  • C’est donc un peu trop simpliste de qualifier le programme de l’ACT de relent du Capitalisme ou du Socialisme d’Etat selon que c’est le pilotage par l’Etat ou par les forces du marché qui prévaut. Souhaitons que plusieurs sénégalais « décomplexés » aient dépassé ces idéologies pour ne point s’y enliser. Existe-t-il vraiment un modèle universel ? Adapter, non adopter est le meilleur credo.

De par son histoire, l’Amérique a choisi d’honorer les forces du marché et de l’innovation, les penseurs et les créateurs de ruptures entrepreneuriales, technologiques ou autres. Elle est née libérale avec des pères fondateurs patriotiques, intensément visionnaires qui se sont méfié d’un exécutif trop fort, capable d’imposer unilatéralement sa volonté aux citoyens, au parlement et aux juges, jaloux de leur liberté, de la démocratie, de l’indépendance du peuple souverain, conscients qu’il leur faut laisser un héritage. Elle est entrepreneuriale, a produit la Silicon Valley, le capital-risque, les centres d’incubation, des universités qui pensent, recherchent et trouvent et qui contribuent à la création de la richesse et du futur, toutes choses que plusieurs entrepreneurs et pays du monde s’efforcent de copier. On pourrait peut-être reprocher à ce pays tant de choses : reconnaissons qu’elle est encore une très grande puissance et un grand leader économique et technologique. Dr. Sarr qui, semb

jeudi 1 novembre 2018

Mieux comprendre les Réformes et le Programme de

 

 

 

 

Le projet de société que promeut le discours du Président Abdoul Mbaye prononcé à l’occasion du congrès du 30/09/2018 de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) apparaît comme celui d’une démocratie sociale, combattant l’exclusion, où le citoyen est placé au cœur des politiques et actions publiques, est présent dans la gestion courante des affaires publiques dans le cadre d’une décentralisation repensée pour devenir réelle, et s’approprie les leviers économiques pour s’assurer un bien-être social, avec comme postulat de base le travail récompensé selon l’effort fourni. Vient ensuite le principe de solidarité indissociable de la notion de citoyenneté par lequel « ceux qui peuvent » aident d’autres concitoyens. Ce sera le rôle du service civique d’y préparer le plus tôt possible. C’est la responsabilité de l’Etat de l’organiser par l’égalisation des chances par les études et la formation, par la santé et la disponibilité des services de base essentiels. Cette vision recentre l’institution dans son rôle d’arbitre et garant des sécurités et des équilibres sociaux…oui à la reconnaissance de la solidarité nationale pour les couches vulnérables et défavorisées , oui à une politique redistributive des fruits de la croissance, par l’accélération et l’augmentation des politiques scolaires et de formations universitaires et post-universitaires, oui à une santé pour tous, oui à toute politique de lutte contre la faim mais aussi de toute autre forme d’insécurité physique et psychique des personnes. Pour y arriver il est impératif de reconnaître l’existence d’une base économique locale et de rechercher sa mutation par la modernisation de ses process et de ses modèles de financement. La modernisation suppose recherche systématique de valeur ajoutée locale, de préférences accordées par la commande publique aux productions locales organisées. L’option est aussi de substituer la logique de grands travaux à haute intensité de main d’œuvre à celle de grands projets, souvent éléphants blancs.

http://act-senegal.com/?p=3806

Au cœur du programme de l’Alliance pour la Cito

Lors du congrès du 30 octobre 2018, le discours-programme prononcé par le Président Abdoul MBAYE prouve que le parti de l’Alliance pour la C...